À quoi sert la trame d’anamnèse femme enceinte ?
À situer la consultation dans le suivi de la grossesse : à quel terme, suivie par qui, avec quels antécédents, et ce que la patiente rapporte de son déroulement. Le terme se note en semaines d’aménorrhée (SA), l’unité du suivi médical, ce qui évite les confusions avec les mois de grossesse.
La trame reprend ensuite les rubriques de la trame adulte. Elle ne contient aucune recommandation sur les gestes à pratiquer ni aucune promesse d’effet : c’est un outil de documentation. Le guide de l’anamnèse de la femme enceinte détaille chaque point.
Quelles rubriques contient la trame ?
Les dix rubriques de la trame femme enceinte
1. Identité et suivi
Profession, médecin traitant, professionnel qui suit la grossesse et ses coordonnées : sage-femme, gynécologue-obstétricien ou médecin généraliste.
2. Grossesse actuelle
Terme ce jour en SA, date prévue d’accouchement, grossesse multiple, déroulement et examens récents tels que rapportés.
3. Antécédents obstétricaux
Grossesses et accouchements antérieurs, modes d’accouchement.
4. Après la naissance
Si la consultation a lieu après l’accouchement : date, mode, allaitement, éléments rapportés.
5. Motif de consultation
Dans les mots de la patiente.
6. Histoire de la plainte
Début, localisation, intensité de 0 à 10, rythme, facteurs, évolution, traitements et examens.
7. Antécédents
Médicaux, chirurgicaux, traumatiques, familiaux.
8. Traitements en cours
Tels que rapportés, avec le rappel des interdits et de l’avis médical préalable.
9. Signes d’alerte et orientation
Recherche effectuée, conclusion, orientation vers la sage-femme ou le médecin, courrier.
10. Information et consentement
Explications données, accord de la patiente.
Que rappelle la trame sur le cadre légal ?
Un encadré reprend l’article 3 du décret n° 2007-435 (nouvel onglet) :
- les manipulations gynéco-obstétricales et les touchers pelviens sont interdits à l’ostéopathe (art. 3 I) ;
- les manipulations du rachis cervical ne sont possibles qu’après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale (art. 3 II) ;
- ces règles ne visent pas les médecins ni les professionnels de santé habilités (art. 3 III).
L’article 2 impose par ailleurs d’orienter la patiente vers un médecin lorsque les symptômes le nécessitent, persistent ou s’aggravent. La rubrique 9 garde la trace de votre recherche, de votre conclusion et du destinataire de l’orientation.
Comment adapter la trame ?
- Mettez à jour le terme à chaque séance : il change, et c’est le premier repère de lecture du dossier.
- Notez le professionnel qui suit la grossesse avec ses coordonnées : c’est à lui que vous adresserez un éventuel courrier, avec l’accord de la patiente.
- Utilisez la rubrique 4 pour une consultation après la naissance plutôt que d’ouvrir une nouvelle fiche.
- Limitez-vous à l’utile : les antécédents obstétricaux sont des données de santé sensibles (RGPD, art. 5 (nouvel onglet)).
Sources
Textes et pages officielles consultés pour rédiger cette page.
- [1]Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie, articles 2 et 3Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
- [2]Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 5 (minimisation des données)EUR-Lex · eur-lex.europa.eu · consulté le 19 octobre 2026
- [3]Code pénal, article 226-13 (secret professionnel)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
Questions fréquentes
Pourquoi noter le terme en semaines d’aménorrhée ?
C’est l’unité utilisée par le suivi médical de la grossesse. La noter ainsi évite les erreurs de conversion avec les mois et facilite un échange avec la sage-femme ou le médecin.
La trame sert-elle après l’accouchement ?
Oui : la rubrique 4 couvre le post-partum (date et mode d’accouchement, allaitement, éléments rapportés).
Faut-il un avis médical pour recevoir une femme enceinte ?
Le décret n° 2007-435 n’exige pas d’avis médical général pendant la grossesse. Il interdit les manipulations gynéco-obstétricales et les touchers pelviens, et exige un diagnostic médical préalable pour les manipulations du rachis cervical, comme pour tout patient.