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Ostheo

Gestion de cabinet

Le site internet du cabinet

Ce qu’un site de cabinet doit contenir, les mentions légales obligatoires, ce qu’on peut écrire sur l’ostéopathie sans allégation de santé, les cookies et le référencement local : l’essentiel pour un site sobre, utile et conforme.

Un ostéopathe a-t-il besoin d’un site internet ?

Aucun texte ne l’impose. Une fiche d’établissement sur Google ou une plateforme de réservation suffit parfois pour être trouvé. Le site ajoute ce qu’elles ne disent pas : votre façon de travailler, le déroulé d’une séance, l’accès détaillé, les tarifs, les réponses aux questions que vos patients posent au téléphone. C’est aussi la page vers laquelle votre fiche Google renvoie.

Une page unique, bien tenue, vaut mieux qu’un site de dix pages jamais mis à jour.

Que mettre sur le site d’un ostéopathe ?

Les rubriques ci-dessous couvrent l’essentiel. Sur les tarifs : l’arrêté du 30 mai 2018 (nouvel onglet), qui vise aussi l’ostéopathe exclusif, impose d’afficher vos honoraires au cabinet, dans la salle d’attente et à l’endroit où l’on paie ; nous n’y avons trouvé d’obligation d’affichage en ligne que pour les professionnels conventionnés et certains établissements. L’information sur les prix reste une obligation générale (C. conso, art. L112-1 (nouvel onglet)), et c’est l’information que les patients cherchent en premier : publiez les mêmes prix qu’au cabinet. Le guide fixer le tarif de ses consultations aide à les établir.

Les rubriques d’un site de cabinet

Une page par rubrique, ou une seule page bien découpée.

  • Qui vous êtes

    Nom, titre d’ostéopathe, intitulé du diplôme, langues parlées.

  • Où et quand

    Adresse, plan d’accès, transports, stationnement, accessibilité du local, horaires.

  • Comment prendre rendez-vous

    Téléphone, lien de réservation, règle d’annulation.

  • Le déroulé d’une séance

    Durée, anamnèse, ce qu’il faut apporter ; pour un nourrisson de moins de 6 mois, le diagnostic médical préalable.

  • Tarifs et règlement

    Prix par type de séance, moyens de paiement, note d’honoraires remise pour la mutuelle.

  • Quand consulter d’abord un médecin

    Une phrase simple, cohérente avec l’article 2 du décret n° 2007-435.

  • Mentions légales, confidentialité, cookies

    Accessibles depuis chaque page, en pied de page.

Quelles mentions légales sur le site d’un ostéopathe ?

Un site édité à titre professionnel doit donner accès, en permanence, à des informations d’identification (fiche service-public F37351 (nouvel onglet), vérifiée le 13 octobre 2026). Elles viennent de deux articles de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (nouvel onglet) (LCEN) :

  • l’article 1-1, en vigueur depuis le 23 mai 2024, qui a repris les obligations de l’ancien article 6, III : identité de l’éditeur, directeur de la publication, hébergeur. des modèles de mentions citent encore l’article 6 ;
  • l’article 19, qui vise toute activité proposée à distance par voie électronique et ajoute, pour une profession réglementée, la référence aux règles professionnelles applicables, le titre professionnel, l’État qui l’a délivré et l’organisme d’inscription.

Les mentions légales d’un site de cabinet

Mentions à faire figurer sur le site d’un ostéopathe exerçant en entreprise individuelle, avec leur source (état au 19 octobre 2026)
CritèreCe qu’il faut indiquerSource
IdentitéNom, prénom et « EI » ou « entrepreneur individuel »F37351 ; C. com., art. R526-27
CoordonnéesAdresse professionnelle, e-mail, téléphoneLCEN, art. 1-1 et 19
ImmatriculationNuméro d’immatriculation (SIREN)F37351
Directeur de la publicationVous, en généralLCEN, art. 1-1
HébergeurNom ou raison sociale, adresse et téléphoneLCEN, art. 1-1
Profession réglementéeTitre d’ostéopathe, règles applicables (décret n° 2007-435), État de délivrance, organisme d’enregistrementLCEN, art. 19, 6°
DiplômeIntitulé du diplômeDécret n° 2007-435, art. 14
Numéro de TVANuméro de TVA intracommunautaire, si vous en avez unLCEN, art. 19, 4°
Données personnellesPolitique de confidentialitéRGPD, art. 13
CookiesInformation sur les traceurs et moyen de gérer ses choixLoi Informatique et Libertés, art. 82 (F31228)

Mentions à faire figurer sur le site d’un ostéopathe exerçant en entreprise individuelle, avec leur source (état au 19 octobre 2026) · Le défaut des mentions de l’article 1-1 est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende pour une personne physique (LCEN, art. 1-2).

L’ostéopathie n’a pas d’ordre professionnel. Nous n’avons trouvé aucune précision officielle sur la façon de remplir la mention « organisme d’inscription » pour un ostéopathe. À défaut, indiquez votre titre, l’intitulé de votre diplôme, la référence du décret n° 2007-435 (nouvel onglet), votre enregistrement auprès de l’agence régionale de santé et votre numéro RPPS. L’article 14 du même décret impose d’indiquer votre diplôme sur votre plaque et sur « tout document » : le faire figurer sur le site est la lecture prudente.

Que peut-on écrire sur l’ostéopathie sans allégation de santé ?

Le décret n° 2007-435 ne contient aucune règle de publicité, en dehors de l’indication du diplôme (art. 14). Pour l’ostéopathe exclusif, ce sont donc les règles générales qui s’appliquent :

  • Pas de pratique commerciale trompeuse. Une communication fondée sur des allégations fausses ou de nature à induire en erreur, notamment sur les résultats attendus d’un service, est interdite (C. conso, art. L121-2 (nouvel onglet)).
  • Le champ légal de l’ostéopathie. Les ostéopathes interviennent sur des troubles fonctionnels, ne peuvent agir lorsque des symptômes justifient des examens paracliniques, et orientent vers un médecin quand les symptômes le nécessitent (décret n° 2007-435, art. 1 et 2 (nouvel onglet)). Un site qui laisse croire le contraire sort de ce cadre.

Concrètement, évitez :

  • les listes de maladies ou de symptômes « traités » ;
  • les promesses de résultat, de soulagement ou de guérison ;
  • les arguments d’efficacité pour les nourrissons, les femmes enceintes ou les sportifs ;
  • les avis de patients présentés comme des preuves ;
  • le mot « remboursé » : l’Assurance maladie ne rembourse pas l’ostéopathie, et la prise en charge dépend du contrat de mutuelle de chaque patient ;
  • toute photo de patient reconnaissable sans son accord écrit.

Décrivez plutôt ce que vous faites : le déroulé d’une séance, ce que vous demandez lors de l’anamnèse, les situations où vous orientez vers un médecin, les documents à apporter.

Si vous êtes aussi masseur-kinésithérapeute, médecin ou sage-femme, les règles de communication de votre code de déontologie s’appliquent en plus. Pour les kinésithérapeutes, l’article R4321-67-1 du Code de la santé publique (nouvel onglet), en vigueur depuis le 25 décembre 2020, encadre les informations diffusées, y compris sur un site internet.

Comment travailler le référencement local d’un cabinet ?

Le référencement local repose d’abord sur votre fiche d’établissement Google, puis sur un site cohérent avec elle. Le guide avis Google et fiche d’établissement en détaille les règles. Sur le site :

  • Les mêmes nom, adresse et téléphone partout : site, fiche, annuaires, plateforme de réservation.
  • Une page par lieu d’exercice réel. Pas de pages pour des villes où vous ne recevez pas : Google cite les « villes et régions citées plusieurs fois dans une page Web » parmi les exemples d’accumulation de mots clés (règles concernant le spam (nouvel onglet)).
  • Un titre de page explicite : « Ostéopathe à [ville], [prénom nom] ».
  • Des contenus qui répondent aux vraies questions : déroulé, tarifs, accès, délai d’annulation.
  • La bonne orthographe. Inutile d’écrire « osthéopathe » pour capter les fautes de frappe : voir ostéopathe ou osthéopathe.

Cookies, formulaire de contact : quelles règles ?

Cookies. Lorsque le consentement est requis, il est recueilli avant le dépôt du traceur ; refuser doit être aussi simple qu’accepter, et poursuivre la navigation ne vaut pas accord (fiche service-public F31228 (nouvel onglet)). Un outil de mesure d’audience peut être exempté de consentement s’il sert uniquement à mesurer l’audience pour votre compte, produit des statistiques anonymes et ne permet ni recoupement ni suivi d’un site à l’autre (CNIL (nouvel onglet)). Une carte ou une vidéo intégrée peut déposer ses propres traceurs : chargez-la après accord, ou remplacez-la par une image et un lien.

Formulaire de contact. Pas de champ qui invite à décrire des symptômes : un formulaire n’est pas un canal sécurisé pour des données de santé. Indiquez sous le formulaire qui traite les données, pourquoi, combien de temps et comment exercer ses droits (RGPD, art. 13 (nouvel onglet)). Pour une réservation intégrée, voir prise de rendez-vous en ligne.

Le site d’un cabinet doit-il être accessible ?

Depuis le 28 juin 2025, des exigences d’accessibilité s’appliquent à certains services, dont le commerce électronique (décret n° 2023-931 (nouvel onglet)), avec des allègements pour les entreprises de moins de dix personnes dont le chiffre d’affaires ou le total de bilan ne dépasse pas 2 millions d’euros. Nous n’avons trouvé aucun texte qui impose explicitement l’accessibilité du site vitrine d’un ostéopathe libéral ; si votre site permet de réserver ou de payer, faites vérifier votre situation.

C’est en tout cas une bonne pratique, peu coûteuse : contrastes suffisants, texte agrandissable, titres hiérarchisés, images décrites, liens explicites, numéro de téléphone cliquable.

Sources

Textes et pages officielles consultés pour rédiger cette page.

  1. [1]Quelles sont les mentions obligatoires sur le site internet d’une entreprise ? (fiche F37351, vérifiée le 13 octobre 2026)Service-public.fr · entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  2. [2]Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (art. 1-1, 1-2 et 19)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  3. [3]Code de commerce, article R526-27 (mention « EI »)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  4. [4]Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie (art. 1, 2, 3 et 14)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  5. [5]Code de la consommation, article L121-2 (pratiques commerciales trompeuses)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  6. [6]Code de la consommation, article L112-1 (information sur les prix)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  7. [7]Arrêté du 30 mai 2018 relatif à l’information des personnes destinataires d’activités de prévention, de diagnostic et/ou de soinsLégifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  8. [8]Code de la santé publique, article R4321-67-1 (communication des masseurs-kinésithérapeutes)Légifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  9. [9]Cookies et autres traceurs : obligations de l’entreprise (fiche F31228, vérifiée le 13 octobre 2026)Service-public.fr · entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  10. [10]Cookies : solutions pour les outils de mesure d’audience (4 juillet 2025)CNIL · cnil.fr · consulté le 19 octobre 2026
  11. [11]Règlement général sur la protection des données (UE) 2016/679, article 13EUR-Lex · eur-lex.europa.eu · consulté le 19 octobre 2026
  12. [12]Décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023 relatif à l’accessibilité des produits et servicesLégifrance · legifrance.gouv.fr · consulté le 19 octobre 2026
  13. [13]Règles concernant le spam pour la recherche Google (accumulation de mots clés)Google Search Central · developers.google.com · consulté le 19 octobre 2026

Questions fréquentes

Les mentions légales sont-elles obligatoires sur un site d’ostéopathe ?

Oui. Tout site édité à titre professionnel doit identifier son éditeur et son hébergeur (LCEN, art. 1-1 et 19). Le défaut des mentions de l’article 1-1 est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende pour une personne physique.

Faut-il afficher ses tarifs sur son site ?

L’arrêté du 30 mai 2018 impose à l’ostéopathe, même exclusif, d’afficher ses honoraires au cabinet ; nous n’y avons pas trouvé d’obligation de les publier en ligne pour l’ostéopathe non conventionné. L’information sur les prix reste une obligation générale et les patients la cherchent : publiez les mêmes prix qu’au cabinet.

Peut-on publier des avis de patients sur son site ?

Oui, en indiquant s’ils sont contrôlés, leur date et leur ordre de classement (C. conso, art. L111-7-2 et D111-10), et jamais comme preuve d’efficacité. Le plus simple est souvent de renvoyer vers votre fiche Google.

Faut-il un bandeau cookies ?

Seulement si le site dépose des traceurs soumis à consentement, comme des outils publicitaires, des boutons de réseaux sociaux ou certaines vidéos. Un site sans traceur, ou avec une mesure d’audience exemptée, peut s’en passer.

Puis-je écrire que je reçois des nourrissons ?

Oui, décrire votre patientèle est une information pratique. Promettre un effet sur un symptôme ou une maladie est en revanche une allégation à éviter ; rappelez plutôt le diagnostic médical préalable exigé avant 6 mois (décret n° 2007-435, art. 3).

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